*Sous une perruque blonde décolorée, entre strings ficelles et boas roses, la rose Neverose prend racine dans un substrat de paillettes et éclos parmi les mégots noyés au fond du cendrier.

Dans sa main droite, une canette de bière cabossée ;

Dans l’autre, son verre tulipe qui déborde de champagne.

Parfois queen, parfois king, souvent gender weirdo, parsemé

d’un héritage clubkid : elle habite les interstices du genre comm on habite un cabaret en ruine.

Sous son armure de languettes de canette se cache une grande bourgeoise tranzgender, polonaise et décadente, qui roule ses perles dans la boue : une classe, un glam qui rit de son privilège et sabote les hiérarchies de beauté et d'intelligence telle une wokiste d'extrême gauche.

Son mantra : Champagne lifestyle on a lemonade budget !!!

Sur scène comme dans ses peintures, ses scénographies ou ses textes, elle crée un monde saturé de symboles où la reine des crasseuses au cerveau tout cassé est libre de rire plus fort, où ...

Même les bimbos sont punks !

Entre le goth, le rose and in between, Neverose cultive la contradiction et l'ironie ; la scène devient un théâtre dissident et dissonant, où la pensée critique se mêle au burlesque et le politique au slutty.

"l<3 hardcore."

*la retrouver

Neverose

Charly Weron

*Portée par une attention aux petites choses, la pratique de Marine prend soin des gestes du quotidien et se déploie dans une écoute attentive des vides, des murmures et des présences fantomatiques. L'austérité habituellement associée au vide s'y trouve investie avec délicatesse et vulnérabilité, comblée — sans jamais être saturée ni perturbée - par des sculptures et des installations sensibles.

À partir d'objets du quotidien, Marine interroge les liens entre mémoire et matière, considérant ces objets comme des vecteurs de traces. C'est à travers ces fragments de temps, d'individus ou de récits passés qu'il est donné à voir l'absence, non comme un manque, mais comme ce qui persiste.

Ces espaces révèlent des traces fragiles et éphémères, cherchant à retenir, à maintenir et à ralentir l'effacement.

Dans certaines pièces, le soin - gestuel et conceptuel — devient protocole, empruntant au domaine médical des codes esthétiques froids qui se confrontent à la chaleur domestique du mobilier.

À la lisière de l'observation, du rituel et de la transmission, la pratique de Marine active un espace de perception où ce qu'il nous reste à voir n'est rien de plus — ni rien de moins - que ce qui cherche à résister, malgré une disparition certaine, mais encore suspendue.

*la retrouver

Marine

Duforêt

*Pour Lilas, la performance se déploie comme un vaste terrain de jeu expérimental et radical. À travers décors et installations, sculptures, photographies ou pratiques textuelles, elle crée des espaces de frictions où le passage du réel à la fiction se trouble, mettant en tension sensibilité et humour.

Entre autofiction et dragéification de son alter ego éponyme, Peggy Thune, elle embrasse avec générosité les codes camp, queer et décalé, articulant ses fantasmes plastiques et esthétiques maximalistes à une stratégie de réappropriation saphique. Elle détourne et retourne des références, images et récits hétéro-normés et mainstream, revendiquant une esthétique girly comme statement de subversion et comme expression d'un besoin urgent d'alternatives.

Dans cet univers mou, difforme et criard, Lilas interroge l'artificialité de nos environnements, les normes sociales établies et codifiées, les absurdités du capitalisme et, plus largement, les régimes de valeur et de goût qui structurent le kitsch dans les sociétés occidentales contemporaines.

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Peggy Thune

Lilas Brugière

*Jeanne articule ses recherches plastiques et écrites autour des questions d'espace, d'appartenance et des dialogues qui en découlent. Son approche consiste à extraire, classifier et déconstruire des situations et des espaces — qu'ils soient matériels ou mentaux - tout en reconfigurant les temporalités et en tissant des relations ou des états multiples. La répétition de gestes empruntés aux lexiques des artisans d'art institue un rythme performatif et une économie du soin, où le geste lui-même devient vecteur de mémoire et de forme.

Briser la coquille paraffinée pour tenter de percevoir les crépitements du fioul et autres légendes liminales. Le travail du multiple et l'activation de matériaux tels que le fil, la cire, la terre, la perle ou le langage permettent de matérialiser ce soin, en réparant et en réinscrivant le mouvement dans la matière.

Il s'agit de recréer de nouvelles formes et de nouveaux récits à partir de ce qui a existé et de ce qui existe, pour réinsuffler la magie de la rencontre à travers la trame de nos passages.

C'est par la relation entre objets, contenus et espaces du quotidien Jeanne explore la manière dont nos gestes, nos itinérances et nos habitats tissent l'ambivalence et la mémoire de nos vies ordinaires.

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Jeanne Quenea

*Les réseaux sociaux comme ressourcerie picturale : c'est là que Lucie glane et prélève ses images, qu'elle digère puis transpose à travers des dispositifs de dessin et de peinture rigoureusement mis au carreau. La grille — tout comme le pixel - opère à la fois comme outil de reproduction et comme élément de composition de l'image reproduite.

Ce passage du numérique au pictural ramène l'imaginaire glamour des réseaux sociaux à la matérialité du geste, à ses écarts, ses erreurs et ses répétitions. Lucie développe ainsi un travail iconographique articulé autour de l'intime, de l'iconique et du narcissique, du scintillant au saturé.

Loin d'une simple traduction, le transfert des images vers le papier ou la toile relève d'un geste de reprise sur leur consommation, face à une prolifération picturale continue et parfois écœurante. Sa pratique interroge alors, les rapports entre image et argent, représentation et pouvoir, au sein d'un système capitaliste où la visibilité devient marchandise.

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Lucie Collobert

*La pratique de Romain s'organise autour d'une écologie de gestes fondée sur le prélèvement de textes fragmentaires, le classement, la duplication, la recomposition, le détournement, l'édition, la compilation.

A partir d'un large choix de textes empruntés à de multiples sources, une succession d'opérations de classement, désordonnées, se mettent en place et jouent le jeu d'une archive vivace, qui s'ordonne, se nomme, se copie, se déclasse et se reclasse en un ressac infini.

Les gestes engagés - qui vont de la transcription au screenshot et à l'installation in situ - constituent un système de pensée où les logiques de circulation, de stockage et de réactivation des contenus deviennent centrales.À la croisée de techniques artisanales, mécaniques, anciennes,modernes ou contemporaines, Romain explore les supports sur lesquels viennent s'apposer et fusionner ses textes.

Les mots eux-mêmes deviennent matière : ils frictionnent, résistent et leur apparente pauvreté (de langue, de sens) rivalisent avec la force physique de sculptures massives en métal ou en béton. Sur papier, les traces du procédé d'impression, son grain, ses défauts, arrêtés dans la mise sous plastique de la feuille viennent opérer cet état de matière du texte.

Il en résulte un équilibre fragile mais sensiblement puissant, où l'usage du langage se déplace, se dérobe à sa fonction première et acquiert une force plastique dessinant un rapport ambigu aux matériaux et aux sources. S'installe une tension immatérielle, presque cruelle, entre conservation et altération, dévoilant une violence qui n'explose pas, mais effleure.

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Romain Grateau

*La narration composite constitue le cœur du travail plastique et théorique que développe Clémence. A partir de résidus visuels et d'un héritage esthétique de la culture de masse des années 1990 et 2000 - contes merveilleux ou de princesses, packaging de jouets, ou encore archétypes visuels établis — elle déforme, assouplie ou « glossyfie » ces images pour proposer une relecture féministe et critique des récits de cette époque.

Son travail interroge les traces laissées par ces rêves standardisés de la culture de masse, devenus pour beaucoup des espoirs d'adultes, et examine la manière dont ces images participent à la fabrication de stéréotypes et à la standardisation du goût et du genre via les mécanismes commerciaux capitalistes.

Cest a travers des sculptures ornementales, molles et artificielles réalisées à partir de matériaux mixtes ou de loisirs créatifs, que se déploie un imaginaire où le familier devient étrange et le séduisant presque écœurant.

Clémence cultive une esthétique girly et enfantine assumée, une apparence légère qui lui permet de questionner, avec ironie, ambiguité et acidité, la fabrication de nos désirs et fantasmes, tout en réenchantant et altérant nos imaginaires individuels et collectifs.

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Clémence Courtois

*deVénus est avant tout une histoire de famille.

Un duo frère-sœur, porté par une mère couturière, un père constructeur de décors et un frère aîné au regard complice.

À la croisée de la musique, de ladanse et des arts visuels, le projet se déploie comme une forme hybride.

Né sur ordinateur, deVénus s'inscrit dans la liberté des interfaces numériques et des possibilités offertes par la musique électronique.

Il s'agit d'une pop plutôt «mainstream» nourrie d'une production plus expérimentale, dont les influences se tissent entre Flavien Berger, Oklou, Iliona et Émilie Simon.

Une pop d'ordinateuraux textures lo-fi, en constante réinvention.

À l'image de l'hyperpop, deVénus joue avec la méta-ironie et les codes de notre époque, transformant le cynisme ambiant en matière sensible et émotionnelle.

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deVénus

Charles & Josephine

Boivineau

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Gregory Markovic

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Valentine Gardiennet

*Sous une perruque blonde décolorée, entre strings ficelles et boas roses, la rose Neverose prend racine dans un substrat de paillettes et éclos parmi les mégots noyés au fond du cendrier.

Dans sa main droite, une canette de bière cabossée ;

Dans l’autre, son verre tulipe qui déborde de champagne.

Parfois queen, parfois king, souvent gender weirdo, parsemé

d’un héritage clubkid : elle habite les interstices du genre comm on habite un cabaret en ruine.

Sous son armure de languettes de canette se cache une grande bourgeoise tranzgender, polonaise et décadente, qui roule ses perles dans la boue : une classe, un glam qui rit de son privilège et sabote les hiérarchies de beauté et d'intelligence telle une wokiste d'extrême gauche.

Son mantra : Champagne lifestyle on a lemonade budget !!!

Sur scène comme dans ses peintures, ses scénographies ou ses textes, elle crée un monde saturé de symboles où la reine des crasseuses au cerveau tout cassé est libre de rire plus fort, où ...

Même les bimbos sont punks !

Entre le goth, le rose and in between, Neverose cultive la contradiction et l'ironie ; la scène devient un théâtre dissident et dissonant, où la pensée critique se mêle au burlesque et le politique au slutty.

"l<3 hardcore."

*la retrouver

Neverose